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C’est ma terre, j’y suis né, j’y ai grandi au milieu des miens.

C’est ici, à Fleys ( prononcer flé-i) que je vis. J’habite la maison de mon arrière grand-père. Chaque matin, pour rejoindre le coteau de mes vignes, je longe les ruelles, j’y croise les femmes, les hommes qui m’ont vu « pousser ». Salut Charly, bonjour Robert, bonjour Marguerite, bonjour Madeleine ! Voilà, j’aime cette vie paysanne, vigneronne, villageoise, familière. Nous sommes 180 à vivre soudés autour de notre clocher. C’est un endroit vivant, jeune et chaleureux. J’appartiens à ce pays millénaire du chablisien, soulevé il y a longtemps par l’immense et profonde vague de la terre où la mer a laissé de grands coquillages, émouvants fossiles, que je trouve sous le soc de ma charrue aux labours de printemps. C’est ma terre, celle des jours tranquilles, qui me donne confiance en l’avenir.